Durée de dépistage des drogues dans la salive

5 septembre 2009Carl (Admin) 2 réactions »

Après la durée de dépistage des drogues dans les urines et dans le sang, voici le dernier volet : dans la salive.

La multiplication des tests salivaires conduit tout naturellement à se poser la question : combien de temps les drogues sont-elles détectables dans la salive ?

Collecte de salive lors d'un test de dépistage des drogues

Collecte de salive

Précisons d’abord que la salive a l’avantage d’être extrêmement simple à recueillir. Un prélèvement salivaire ne requiert ni sanitaires, ni laboratoire, ni formation médicale particulière. De plus, les fabricants redoublent actuellement d’ingéniosité pour créer des tests salivaires simplifiés au maximum.

L’inconvénient, c’est que la salive contient généralement beaucoup moins de traces de stupéfiants que l’urine ou le sang. Les tests salivaires deviennent donc de plus en plus sensibles, afin de pouvoir identifier la présence de drogues à des taux très faibles.

Cela dit, si le test salivaire est effectué dans de bonnes conditions, il devient tout à fait redoutable d’efficacité. Le nombre croissant de dépistages positifs obtenus par la Police en est un exemple frappant.

Vous observerez que le temps de détection étant assez limité, il est conseillé de pratiquer des dépistage ciblés et judicieusement programmés dans le temps (pas plus de quelques heures après la consommation supposée de drogue).

Notez aussi que même si la cannabis peut théoriquement être dépisté jusqu’à 24h dans la salive, aucun test de dépistage n’est aujourd’hui capable de détecter le THC plus de 12-15h.

Drogue : la substance concernée.

Demi-vie : le temps nécessaire pour que la quantité d’une substance contenue dans l’organisme se réduise à la moitié de sa valeur initiale (par exemple la teneur d’une drogue dans le sang).

Temps de détection : période durant laquelle une substance est dépistable après avoir été consommée. Un dépistage sera probablement négatif s’il est pratiqué avant ou après la période définie par le temps de détection.

DROGUES

DEMI-VIE

TEMPS DE DÉTECTION
Amphétamine 10 à 30h A partir de : quelques minutes
Jusqu’à : 40-60 heures
Benzodiazépines 5 à 15 h (Oxazepam)
1 à 30 h (Triazolam)
8 à 20 h (Bromazepam)
10 à 30 h (Flunitrazepam)
20 à 40 h (Diazepam)
40 à 100 h (Nordiazepam)
A partir de : quelques minutes
Jusqu’à : 40-60 heures
Cocaïne et Crack 0,5 à 1,5 h (cocaïne)
3,5 à 8 h (Benzoylecgonin)
3,5 à 6 h (Ecgoninmethylester)
A partir de : quelques minutes
Jusqu’à : 24-48 heures
MDMA 10 à 30 h
A partir de : quelques minutes
Jusqu’à : 40-60 heures
Méthamphétamine 10 à 30 h
A partir de : quelques minutes
Jusqu’à : 40-60 heures
Morphine, Héroïne et opiacés 3 à 20 min (Diacetylmorphine)
9 à 40 min (6-monoacetylmorphine)
A partir de : quelques minutes
Jusqu’à : 36-48 heures
THC (Cannabis) 20 à 30 h
A partir de : quelques minutes
Jusqu’à :
  • 18 à 24 heures en théorie
  • 6 à 12 heures en pratique
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2 réactions sur ce sujet

  • De Laurent :

    Est il possible d’absorber malgré soi une drogue en échangeant un baiser profond avec qqn qui en aurait pris ? Comme cela est arrivé à Richard Gasquet par exemple

  • De Carl (Admin) :

    @ Laurent : d’un point de vue purement « scientifique », ce n’est pas impossible. Mais d’un point de vue pratique, la probabilité me parait tellement infime qu’elle en devient presque risible. Absorber de cette façon une quantité suffisante de substance pour qu’elle soit détectable est très difficilement croyable, surtout si le test se fait plusieurs heures plus tard.

    Il a subit un test urinaire et non salivaire. Les test urinaires pour la cocaïne doivent respecter le seuil de détection de référence international, qui est de 300 ng/ml. Ce seuil a été déterminé de façon (entre autre) à éviter les faux positifs de ce type. Ingérer par un baiser suffisamment de cocaïne pour passer les barre des 300 ng/ml me parait juste rocambolesque.

    Mais bon… par la suite les tests capillaires ont été négatifs, donc on sait qu’il n’est pas consommateur régulier.
    Donc, soit il s’agissait d’une bêtise d’un soir, et il n’a vraiment pas eu de chance de se faire contrôler à ce moment là, soit on lui a administré un dose de cocaïne « à l’insu de son plein gré », et il n’est pas responsable.


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