Une étudiante britannique dépiste la cocaïne jusqu’aux picogrammes !

10 mai 2010Carl (Admin) Commentaires fermés

En voilà une qui n’aura aucun mal à trouver du boulot après ses études. Elle vient en effet de trouver un nouveau procédé qui ravira certainement les forces de l’ordre. Sa méthode permettrait de détecter des traces de cocaïne à des seuils encore inatteignables avec les techniques actuelles.

Voilà donc une nouveauté prometteuse en terme de dépistage sur les surfaces. Les doléances de Scotland Yard ne sont donc pas tombées dans l’oreille d’une sourde. C’est en effet après un entretien avec la Police qu’elle a décidé de se lancer dans ce projet d’étude. On lui aurait ainsi suggéré de trouver une méthode de détection plus efficace, et surtout en ce qui concerne les traces résiduelles de cocaïne sur les boîtes de téléphones portables, apparemment très utilisées par les dealers.

La nouveauté réside dans l’amélioration d’une technique déjà bien connue, à savoir la chromatographie à phase gazeuse couplée à la spectrométrie de masse (GC/MS). Concrètement, on détermine la nature d’une molécule en mesurant sa masse. Extrêmement efficace et précise, elle est employée notamment en France pour confirmer les dépistages salivaires en bord de route, afin de leurs donner une valeur légale, et déclencher ainsi une action en justice pour conduite sous l’empire de stupéfiants. Elle sert aussi aux dépistages sur les surfaces ou les substances inconnues, afin d’en déterminer la nature ou la composition exacte.

Le seuil de détection de la cocaïne a ainsi été considérablement amélioré, et des traces de seulement 50 picogrammes ont bel et bien été identifiées sur les dites boîtes de téléphones portables.

Alors certains me demanderont : mais c’est quoi, un picogramme ?? Bonne question. Je vous félicite pour tant de curiosité ! Et bien un picogramme, c’est tout simplement un millième de milliardième de gramme, c’est à dire milles fois plus petit que le nanogramme actuellement utilisé pour ce type de dépistages ! Ça calme, non ? ;)

D’un point de vue pratique, la collecte de l’échantillon à analyser se fait à l’aide d’un coton-tige classique de police scientifique (swab, en anglais). Celui-ci est ensuite plongé dans un solvant (du Dichlorométhane, pour ceux à qui ça parle) destiné à diluer la cocaïne qui aurait éventuellement été recueillie, de façon à pouvoir la passer à la GC/MS.

Bien entendu, le procédé peut s’appliquer à tous types de surfaces, et bientôt, à une très grande variété de drogues et stupéfiants.

Apparemment, Sonica Devi, l’étudiante de 22 ans à l’origine de la découverte, aurait même déjà commencé à intervenir dans diverses conférences de police scientifique en Grande-Bretagne. Une carrière qui semble ne pas trop mal commencer.

  • Share/Bookmark

Les réactions sont fermées


© 2009-2017 DEPISTAGE-DROGUE.com Tous droits réservés - All Rights Reserved